Dear Members,

There is a lot of attention for monitoring, and rightfully so. New Information and Communication Technologies (ICT) have opened great possibilities to collect data, store data and visualise data on mobile phones. Maybe some of you already have used mobile phones for data collection. New ICT has brought national scale sector monitoring within reach. It has been done in Liberia, countries in Central America, Ghana, Nigeria, Mali, Ethiopia and many others.

Has it resulted in improved water services? Time is too short to say something meaningful about that, but from experience in the above countries you could already say something. First of all how powerful the collection of water supply data is in particular for local government staff. Going around and knowing the actual status of water supply is a great incentive for taking action.

However, taking action is not always easy; financial and human resources at local government level often are constrained to address the problems revealed by the data. However, data needs to be updated as the situation on the ground changes. In some of the above countries nothing happened for four or five years after the first national scale data collection. That is a pity because up to date data helps to better plan, to prioritise investments better and to systematically address the problems revealed by the data.
And that is what monitoring is about! Regularly collecting and analysing data and then using them to fulfill responsibilities and mandates …. and improve water service delivery.

There is still work to be done to turn one-off data collection into monitoring systems that support planning and decision making. Maybe before starting an initiative to collect national scale data one should consider whether the one-off data collection will be repeated, how and by whom, whether the data really addresses the issues that in particular local government staff needs to address, who will pay for the second round. It would also be a good habit to build such an initiative on past initiatives and the monitoring lessons learned in the country. So there is work to do to turn one-off data collection into a monitoring system. But it is crucial work because how can you improve water services if you do not know the status of the services? It all starts with knowing!

Ton Schouten, Chair

Chers Membres,

Le suivi évaluation devient très en vue, et avec raison. Les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) offrent des possibilités sans précédent de collecter, stocker et visualiser toutes sortes de données sur les téléphones portables. Peut être que certains d'entre vous ont déjà utilisé leurs portables pour collecter des données. Les NTIC peuvent ainsi permettre un suivi évaluation du secteur au niveau national.

C'est ce qui a été fait au Libéria, au Ghana, au Nigéria, au Mali en Éthiopie, dans plusieurs pays d'Amérique Centrale et dans bien d'autres encore.
Cela a-t-il amélioré les services en eau ? Nous n'avons pas encore assez de recul pour se prononcer fermement à ce sujet, mais l'expérience des pays cités ci-dessus permet de dégager quelques pistes. Tout d'abord l'importance de la collecte des données sur l'approvisionnement en eau, notamment pour le personnel des autorités locales. Se déplacer et connaître le statut réel des sources d'eau est la meilleure incitation à agir.

Agir n'est pas toujours évident ceci dit; les ressources humaines et financières des autorités locales sont souvent en dessous des besoins nécessaires pour résoudre les problèmes révélés par les données. Les données doivent aussi être remises à jour lorsque la situation sur le terrain évolue. Dans certains des pays cités, rien n'a été engagé durant les quatre ou cinq années qui ont suivi la première campagne nationale de collecte de données. C'est regrettable car des données à jour aident à mieux planifier, prioriser les investissements et s'attaquer aux problèmes qu'elles révèlent.
Et c'est bien cela le but du suivi-évaluation ! Collecter et analyser les données régulièrement et les utiliser pour assurer au mieux ses responsabilités et ses délégations... et améliorer la mise en œuvre des services en eau.

Il nous reste des efforts à faire pour transformer les campagnes erratiques de collecte de données en systèmes établis de suivi-évaluation utiles à la planification et à la prise de décision. Avant de lancer une campagne de collecte de données au niveau national, il convient de se demander si cette première campagne va être répétée par la suite, comment et par qui, si les données collectées portent bien sur les problèmes auxquels les personnels des autorités locales sont confrontés, et qui financera les campagnes suivantes. Il serait également utile de prendre l'habitude de s'inspirer de campagnes précédentes du même type dans le pays et des leçons qui en ont été tirées sur le suivi évaluation. Nous avons donc du travail pour transformer ces campagnes de collecte de données en systèmes établis de suivi-évaluation. C'est un travail indispensable : comment peut-on améliorer les services en eau si l'on ignore précisément l'état de ces services ? Tout commence par la connaissance de cet état des lieux!

Ton Schouten, Président